Cosmowarrior Zero – La Jeunesse d’Albator L’Intégrale

Cosmowarrior Zero - La Jeunesse d'Albator L'IntégraleIncontestablement, Harlock alias Albator est un personnage culte tant au Japon qu’en France. Leiji Matsumoto l’inclus dans la plupart de ses oeuvres, ce qui est à chaque fois l’opportunité pour ses fans de le retrouver. C’est le cas ici car s’il est bien présent, ses apparitions sont assez courtes par rapport aux autres personnages. Cette série de treize épisodes est en fait coupée en deux partie. Dans les premiers épisodes, on nous fera apprécier le duel entre Warius Zero et Albator tandis qu’un tournant a lieu ensuite pour laisser place à la guerre des humains contre Hell Maetel.

Cette seconde édition romp totalement avec la première, de bien moins bonne qualité visuelle et qui était dépourvue de version française. Ici, outre une présentation générale des plus réussie, de nombreux suppléments et une bonne qualité d’image, on nous propose un doublage réussi (notons donc une grande évolution des doublages chez François Avisse, studio de doublage, depuis les catastrophes que furent Baoh et Kojiro !). En somme, un coffret qui contient sans aucun doute une forte valeur ajoutée. Il aurait peut-être été judicieux d’avertir la clientèle de cette édition, avant même la disponibilité des DVD sous-titrés.

Remarques :
– Nous avons constaté quelques décrochements de l’image et du son à plusieures reprises sur l’épisode 12 (de 20’30 » à 20’50 » et à 22’05 »).
– L’éditeur a précisé que certains exemplaires souffraient d’un problème de saturation sur les bonus. Si vous rencontrez ce type de problème, vous pouvez contacter Kaze SA qui se chargera de procéder au remplacement de votre produit.

Nous pouvons apprécier un master d’une qualité bien supérieure à celui qui fût utilisé dans l’édition simple (proposée en cinq DVD unitaires, regroupés ensuite sous forme de coffret). En effet, l’image est bien plus nette et quasiment dépourvue de crénelage. Seuls les épisodes du troisième DVD sont troubles et les deux derniers particulièrement pourvus de défauts de crénelage. Les couleurs sont toujours belles et la luminosité excellente.
Sur le générique de début, notons que les crédits français sont incrustés (ainsi que sur le générique de fin de l’épisode 14).

La qualité d’encodage a également évoluée depuis la première édition. En bien, une fois encore, car celle-ci ne laisse plus appararaître d’artefacts ou de mosaïques.

Note : il n’y a pas de titres écrits. Ils sont toutefois annoncés oralement à la fin des teasers.

Trois pistes sont proposées : français en dolby digital 5.1 et stéréo surround, et japonais stéréo surround. Cette dernière bénéficie des mêmes qualités que l’édition simple de Cosmowarrior Zero, à savoir une répartition des plus réussies, avec des enceintes arrières actives et des graves bien présents. Les dialogues sont clairs et précis, l’ensemble est homogène.

La version française en 5.1 est bien plus virulente que son homologue en stéréo surround. Les graves y sont bien plus présents, sans exagération pour autant. Elle donne par ailleurs toute son ampleur à l’excellente bande son, et la répartition entre les différentes enceintes est réussie. Sur la piste stéréo surround, les enceintes arrières sont par contre assez faibles.

Concernant le doublage français, nous noterons qu’il est d’une qualité plus que satisfaisante. Même les réticents aux versions françaises pourront fortement l’apprécier car les voix sélectionnées correspondent parfaitement aux personnages. Seule la voix d’Albator aurait dû être différente, en engageant Richard Darbois (comme l’on fait d’autres éditeurs, puisqu’il s’agit de la voix d’origine d’Albator dans la première série), ou encore François Leccia (Albator 84). Le comédien qui prête ici sa voix au Capitaine est par ailleurs un peu trop grave.

Cette édition est composée de quatre DVD, dont le dernier est réservé aux bonus. Ils sont entreposés dans un très beau digipack, à l’effigie d’une tête de mort et de belles illustrations des personnages principaux. Ce digipack est lui-même rangé dans un coffret cartonné, rigide, qui s’ouvre par le haut.
Les menus sont bien pensés, et agréablement illustrés. Celui des suppléments aurait par contre pu être mieux réussi. En effet, la page qui donne accès aux différents bonus énumère ceux-ci, mais la police d’écriture, la taille et la couleur font que la lisibilité n’est pas très bonne.
Les épisodes sont quant à eux accessibles soit en lecture continue, soit par un menu chapitrage qui les scinde en quatre parties. Notons que la durée indiquée par la lecture diffère selon l’accès choisi. En lecture continue, il indiquera la totalité visionnée (comme s’il s’agissait d’une VHS), tandis que la lecture par épisode permet d’avoir la durée de chaque épisode.
Il est possible de visionner les épisodes avec ou sans les génériques.

Bonus

DVD volume 4 :
– La galerie d’images : celle-ci est composée d’une quinzaine d’illustrations, accompagnées musicalement (elles défilent automatiquement). C’est peu car nous aurions pu espérer que l’ensemble des illustrations de l’édition simple de Cosmowarrior Zero soient reprises ici.
– Bandes-annonces : il s’agit d’extraits de différents titres de l’éditeur (Armitage III Poly-Matrix, Armitage III Dual-Matrix, Ah ! My Goddess, Ghenma Wars, Gate Keepers, Babel II Au-delà de l’infini, Alexander et Angel Sanctuary).
– Bonus japonais : le plus intéressant sans aucun doute.
On nous propose plusieurs interviews et quelques vidéos. Les deux interviews sont en 2.0, plein cadre, sous-titres incrustés. La première donne la parole aux compositeurs des musiques de la série et la seconde à Leiji Matsumoto et au réalisateur de l’animé (durée : 12 et 9 minutes).
Ensuite, on nous propose les deux générique, sans crédits.
Enfin, est présente une bande-annonce de Cosmowarrior Zero, en japonais sous-titrée (sous-titres incrustés) et en version américaine non sous-titrée.
– Reportage doublage : ce documentaire nous présente quelques aspects techniques du doublage de Cosmowarrior Zero avec l’interview de plusieurs comédiens (Warius Zero : Didier Cherbuy, Marina Oki : Hélène Bizot, Unabara : Patrice Ménélec). Eric Peter, qui double Albator n’est toutefois pas de la partie, c’est un peu dommage.
– Autour Cosmowarrior Zero : Les hommes et les machines, Space Ships et Tokinawa. Il s’agit de trois films d’une dizaine de minutes où de jeunes passionnés de ces domaines (internautes et autres) sont amenés à développer ces sujets. Le volume sonore n’est pas toujours idéale et les dialogues du troisième sont notamment très faibles.
– Crédits

Divers :
– Livret de 32 pages : ce livret, bénéficiant d’une belle mise en page, ajoute de nombreuses informations sur la série telles que la présentation de la série, le jeu vidéo, Leiji Matsumoto, biographie de ce dernier, guide des épisodes, présentation des personnages et des vaisseaux. Enfin, les dernières pages sont agrémentées de belles illustrations en pleine page.
– Objets collectors : il s’agit de deux cartes en carton glacé aux dimensions de 12 x 18cm et de trois planches de stickers (format identique).

Remarque : les teasers sont tous présents.
Il n’y a pas d’interludes, mais cela est normal car il n’en existe pas (merci à Recca pour la confirmation).

Cosmocats saison 1 partie 1

Cosmocats ! Voici une série pour laquelle nombre d’entre nous étions impatients de pouvoir la redécouvrir sur support DVD. En France, les uniques diffusions dans les années 80 sont des souvenirs lointains mais elles ont laissé une trace indélibile. Effet nostalgique garantie aujourd’hui, où nous constatons que cette série, américaine, mais réalisée par les japonais, n’a pas vraiment pris de rides. Effectivement, l’animation est fluide et les dessins sont agréables, certains épisodes plus que d’autres, selon la staff qui y travailla. Autre point positif, le scénarii des épisodes. Force est de constater que, contrairement à un grand nombre de dessin animés américains, celui-ci est varié et ce, malgré un nombre d’épisodes conséquent. L’ambiance qui y règne grâce à la bande son, et au générique inoubliable en rajoutent encore. Cosmocats est le titre nostalgique 2004.

Cosmocats saison 1 partie 1

Une petite remarque s’impose cependant : la première saison comprend originellement 65 épisodes. Quelques soucis contractuels ayant empêché l’acquisition de tous ces épisodes, seuls 60 seront proposés dans les deux coffrets (ne mentionnons pas encore la seconde saison, qui est néanmoins prévue). Si nous sommes tous en mesure de comprendre leur absence, il aurait été judicieux de l’indiquer sur le coffret et les jaquettes, pour que les clients en soient informés. La numérotation est également faussée car sur les jaquettes et le coffret, il est indiqué qu’il s’agit des épisodes 1 à 60 tandis que plusieurs s’avèrent donc manquants.
A ceci, nous pourrons ajouter une incohérence dans l’ordre des épisodes dits du « défi ». Exclusion faite des deux épisodes manquants de cette partie fort intéressante, il s’agit pour autant de l’ordre initial, tel qu’il fût proposé aux Etats-Unis. Nous pourront comprendre que l’ordre de diffusion original ait été respecté, car peut-être certains puristes auraient-ils critiqué une inversion. Ceci, même si l’objectif aurait été d’obtenir une continuité dans le scénario.

C’est fort étonnant pour une série de cette âge, mais nous pouvons apprécier une image de qualité tout à fait satisfaisante. Bien sûr, on aperçoît des imperfections, notamment quelques effets de rémanence, ponctuellement, ainsi que des bruits vidéos. Néanmoins, les couleurs sont assez belles et la netteté reste correcte. L’encodage est satisfaisant ; on remarque quelques mosaïques mais sans gravité.

Seule la version française d’époque, en mono, nous est proposée. Bien sûr, nous regrettons vivement l’absence de la piste originale. Le doublage dans la langue de Molière est réussi pour les Cosmocats mais par contre, pour ce qui concerne les « indigènes » de la Troisième Terre et surtout les Mutants, c’est une autre histoire. Les dialogues de ces derniers sont parfois complètement incompréhensibles, ou tout dûmoins, l’oreille doit spécialement être tendue pour pouvoir bien saisir ces dialogues.
On pourra aussi remarquer, et c’est plutôt amusant bien qu’un peu incohérent, de nombreux extraits de la VO, dans les cris et les gémissements (comme cela peut être constaté sur des séries japonaises telles Hokuto no Ken, Dragon Ball Z ou Saint Seiya).

Le démarrage du menu s’effectue par un mélange d’effets visuels et de petites animations. On retrouve des extraits musicaux puis le générique français pour accompagner le menu principal. En l’absence de bonus, à l’exception des bandes-annonces, nous n’avons pas des menus très développés, mais ils sont fonctionnels. La section des épisodes n’offre qu’un accès par épisode (au début du générique de début pour le premier épisode du DVD, et au début des épisodes pour les autres ; malheureusement, exit le générique de début de ces derniers en passant par cette section).

Corrina, Corrina

Corrina, Corrina

Construit autour de Whoopi Goldberg, « Corrina, Corrina » n’est pas un film-prétexte à un one woman-show de l’actrice. Le film de Jessie Nelson parle avec tendresse et émotions d’une famille blessée par la mort d’un être cher. Le film n’oublie pas d’aborder le problème des conventions sociales et du racisme. En toute simplicité, « Corrina, Corrina » se révèle une charmante comédie, qui marque la dernière apparition de Don Ameche (Un fauteuil pour deux). Proposé par Seven Sept à 99 Francs, ce film, même s’il ne propose que la bande-annonce, s’avère être une édition recommandable.

Le démarrage du film est un peu inquiétant : la pellicule apparaît brûlée avec une colorimétrie aux abonnés absents. Le grain cinéma souffre aussi du fort taux de compression de l’image pour faire tenir le film sur un DVD 5. La première scène dans la chambre de Molly est assez révélatrice de ce problème, avec un effet de fourmillement. Mais le reste du film passe convenablement, avec un master 16/9, malgré quelques gros points de changement de bobine et quelques plans difficiles (Molly couchée dans l’herbe).

Le son Dolby Stéréo d’origine manque un brin de chaleur. Ceci est dû vraisemblablement à une fréquence d’encodage plus faible. On peut néanmoins apprécier quelques standards du jazz (Duke Ellington, Sarah Vaughan, Billie Holliday) et le thème de Thomas Newman, déjà présent dans « Les Evadés » de Franck Darabont.

Le Corbeau

Le Corbeau

Le Corbeau est inspiré d’un fait divers qui se déroula à Tulle en 1922. Clouzot ( » Le salaire de la peur,  » Les diaboliques « ) fut séduit par cette intrigue qui permettait de soupçonner chacun des personnages d’être l’auteur de lettres infamantes. En outre la déstabilisation provoquée par ces lettres, telle une boite de Pandore, fait tomber les masques et révèle le bien et le mal présent en chaque être humain. Produit par la Continental pendant l’occupation, le film fut accusé de servir la propagande allemande. La presse clandestine dénonça ainsi violemment la titre évoqué, mais non retenu, pour l’exportation du film :  » Une petite ville française « . Même si on peut contester la morale du film, Le Corbeau reste un bijou au niveau de la construction et de la technique. L’atmosphère se fait de plus en plus pesante jusqu’au coup de théâtre final. Une très belle réussite du maître français du suspense.

Chapitrage, menu fixes et sonorisés, filmographies ( déroulantes) de Clouzot, Fresnay, Larquey, Leclerc, Francey et notes de production (10) .
Coté Bonus, le film présente les filmographies sous forme de déroulants de Clouzot, Fresnay, Larquey, Leclerc, Francey ainsi que des notes de productions très intéressantes. On regrettera que la typographie utilisée pour les menus ne soit pas plus esthétique alors que les notes de production sont agréablement travaillées au point de vue graphique.

Copycat

Copycat

Ah, depuis Hannibal Le Cannibal, il en est passé du Sériôl Killeuw sous nos yeux cinéphiliques. Et celui ci n’est pas parmis les plus mauvais, loin de là. Même si le suspens n’atteint pas celui, paroxysmique, d’un « Silence des Agneaux », même si l’horreur et la cruauté ne sont pas celles d’un « Se7en » et même si Harry Connick Jr n’est pas aussi qu’inquiétant qu’un James Woods (ah ? Qui c’est qui va trouver le titre de celui-là ?), ce film possède une qualité intrinsèque et unique : ses deux personnages prinicipaux féminins, opposées autant physiquement que mentalement, mais alliées dans l’adversité.
Car l’alchimie du film, à mon goût, se cache dans ce couple antinomique, en ces deux femmes, fortes de caractères mais toutes deux isolées et enfermées (l’une dans sa psychose, l’autre dans son rôle de flic imperturbable).
Le reste est assez convenu, avec tout de même un suspens bien entretenu et une réalisation soignée.
Mention bien pour Harry Connick Jr. qui malgré son talent, sa beauté et sa gentillesse arrive à se rendre répugnant, stupide et inquiétant. ça remonte le moral des pauv’ gars comme moi.

En bref, un polar honorable, rondement mené, qui fait passer une agréable soirée suspens. Une location rentable.

Contre toute attente

Contre toute attentePopularisé par la célèbre chanson de Phil Collins (Against all odds),Contre toute attente vaut surtout par la confrontation entre James Woods, en inquiétant maître chanteur, et Jeff Bridges, loser sauvé par la sensuelle Rachel Ward. Le film de Taylor Hackford est par ailleurs le remake d’un beau film de Jacques Tourneur (Les Griffes du Passé-1947) qui voyait la confrontation de Kirk Douglas et Robert Mitchum. Contre toute Attente se révèle être une copie un peu fade. Même si l’idée d’un film noir au cœur de lieux ensoleillés (Californie, Mexique) semblait intéressante, le film se perd dans une intrigue assez simple et offre quelques clichés un peu ennuyeux. On notera la présence de Jane Greer en mère dominatrice qui jouait dans l’original le rôle de la femme fatale tenue ici par Rachel Ward.

Mystère éditorial au vu de sa relative notoriété, le film se voit agrémenté de nombreux bonus dont deux commentaire audio du réalisateur Taylor Hackford (Officier et Gentleman, l’avocat du diable). Le premier propose un échange entre le réalisateurs et les deux piliers du film : James Woods et Jeff Bridges et est composé d’anecdotes sur le tournage. Très chaleureux et improvisé, il donne l’impression que les personnes feuillettent un livre de souvenirs. Pour le deuxième commentaire Taylor Hackford est accompagné de son scénariste Eric Hughes pour une approche plus technique du film et sur la façon dont s’est produit le film. On y apprend que le film à été développé quasi de façon clandestine auprès de Paramount, qui n’en voulait pas ,et vendu ensuite à Columbia. Grâce à ces commentaires, le film gagne en sympathie et montre le travail caché d’une équipe de film. Le DVD comprend aussi 7 scènes coupées pour des raisons de cohérence ou de rythme, 2 clips vidéo (Phil Collins et Kid Créole et ses Coconuts poilues), la courte bande annonce US et le résumé sélectif des filmographies de Jeff Bridges, James Woods, Rachel Ward et Swoosie Kurtz. On ne peut alors que féliciter l’éditeur en sachant que tous ces suppléments sont sous-titrés en français.

Contact

Contact

En sortant du cinéma, j’étais resté … baba. A mon grand étonnement, une émotion identique m’a saisi en le revoyant en DVD.
C’est un film de SF (ou d’anticipation plutôt), très réaliste , au scénario fin et ciselé, inspiré d’un grand roman de Carl Sagan. De plus, et je dirais même surtout, il induit une réflexion sur la science, la religion, l’ouverture d’esprit globale de l’humanité ainsi que les manipulations médiatiques et gouvernementales (cf la toute fin du film).
A tout ceci (idée de base + sujets de réflexion), s’ajoute une histoire à rebondissements, prenante, sans caricatures ni clichés, et une réalisation hors du commun. Oui ! Un hourra pour Zemeckis ! De nombreuses séquences frisent le génie (cf la jeune Ellie qui court pour les médicaments). La plupart des plans, même anodins en apparence, sont techniquement impressionants (mouvement de caméra, cadrage, photo …). Ce film mérite deux ou trois visionnages pour étudier la maestria du réalisateur, agrémenter des excellents commentaires audio.
Je n’émettrais qu’une seule réserve sur le film : certaines réactions religieuses des américains qui sont à peu près incompréhensibles pour nous, peuples européens « adultes ». Mais plus on revoit ce film et plus on sent la retenue du réalisateur, qui manifestement penche plutôt du côté du personnage d’Ellie (et donc de Sagan), par rapport à la frange religieuso-boeuf de ses compatriotes. Enfin, les fanatiques religieux en prennet tout de même pas mal pour leur grade. Mais ils font peurs !
Un DVD excellent, en somme, où une image magnifique et un son idoine désservent un film intelligent, passionnant et tout simplement beau. Soupoudrez avec une quelques bonus sympathiques et vous obtiendrez un élément essentiel de toute dévédéthèque qui se respecte.

5 / 5 pour la VF, mais certains doublages font peine à entendre, comparés à la VO. Certains bons acteurs passent vraiment pour minable et/ou les personnages caricaturés. De très bons effets surrounds et des graves … remuant. Ne poussez pas le volume et les graves en même temps sur la scène de la « découverte » (schoumm, schoumm !), vous vous fâcheriez avec vos voisins.
N’ayant écouté la VOSTF qu’au casque pour l’instant, je ne mets aucune note mais le mixage avait l’air excellent et la dynamique très bien contrôlée. J’attends avec impatience de l’écouter en DPL. Je reconsidèrerais peut être la note de la VF (comparativement).

Proche de la perfection. Les couleurs et la définition sont superbes. Les scènes délicates comme le « trou du ver » ou l’introduction sont très bien rendues. Cependant, le master comporte deux ou trois tâches et quelques arrières-plans fourmillent un peu (la salle de contrôle d’Arecibo). Mais c’est vraiment pour faire le tatillon.

Conan The Barbarian – SE

Conan The Barbarian - SE« Ce qui ne tue pas te rend plus fort ».
Cette introduction « Nietzchienne » résume bien l’esprit du film, l’esprit de la saga de Conan et la philosophie d’une bonne partie de la Fantasy.

L’Héroïc-Fantasy, la fantasy, le médiéval-fantastique, le « Sword and Sorcery », appelez comme vous voulez est un genre littéraire à part, trop souvent classé avec la Science-Fiction mais qui comporte ses propres codes et inspirations. Très populaire durant les années 70, avec la « redécouverte » (à grande échelle) d’auteur comme Howard ou Tolkien et iconisé par le travail d’artistes comme l’incontournable Frazetta, ce genre n’a malheuresement quasiment jamais connu les honneurs d’un cinéma digne de ce nom. Soit les tentatives s’avéraient sympathiques mais niaiseuses (« Willow » de Ron Howard), soit profondément « cheap », ridicule et/ou débile (« BeastMaster », « Red Sonja/Kalidor », « Krull » et j’en passe …).

Jusqu’à preuve du contraire (« Le Seigneur des Anneaux » version Peter Jackson, peut-être ?), Conan reste la seule, unique et magnifique réussite de l’héroïc-fantasy au cinéma.
Malgré les tendances crypto-fascistes reconnues (et particulièrement audibles dans le commentaire) du réalisateur John Millius, pourtant un script-doctor reconnu, malgré le talent d’acteur limité du sieur Arnold, Conan a bénéficié d’un de ces rares moments, où les collaborations des multiples intervenants dans la création d’un film créent une synergie, une symbiose, qui rend le tout plus grand que la somme des parties.
Montage excellent, script (mi-Oliver Stone, mi-Millius) parfait, photographie subtile, décors adaptés, interprètes pile-poil dans leur rôle (mention très spéciale à James « Dark Vador » Earl Jones plus Doom que nature), combats aux petits oignons (hâchés fins) et une musique sublime de Poledouris … tout ça vous donne un grand souffle épique, une grande aventure tragique mais couillue, une ambiance unique, qui vous prend aux tripes et, malgré votre éducation parfaite au couvent des oiseaux, vous donne envie d’attraper la première hache venue et de courir les steppes vers quelques batailles héroïques.

Bien sûr, certains « thèmes » développés sont plus que discutables, éthiquement, dans notre monde « civilisé », mais sont d’une cohérence absolue avec l’univers traité. Evidemment, deux/trois scènes ont un peu vieilli (SFX totalement dépassés ou éclairage kitsch -je pense notamment à l’apparition fantômatique de Valeria-).
Mais globalement, Conan reste un chef-d’oeuvre, LE chef-d’oeuvre, incontournable du genre, et à ceux qui n’y voient qu’une bourrinade stupide en pagne et épée au poing, qu’ils le revoient après une bonne dose de lecture d’Howard, Tolkien, Moorcock et consorts.

PS: bien évidemment, on oublie complètement une pseudo-suite connue, paraît-il, sous le titre ridicule de « Conan le destructeur ». Elle n’existe pas. Non, non, je vous assure !

Un vrai régal que cette édition collector. Indéniablement réussie grâce au documentaire/making-of de l’incontournable Bouzereau. Exhaustif, rythmé, précis et instructif, recélant quelques surprises (comme les projets de Stone d’écrire un Conan tous les deux ans pour une série « à la » Bond), le fan s’en régalera. En complément, on trouvera quelques scènes coupées, une gallerie d’images (dessins de production) et un comparatif avant/après effets spéciaux sur une scène. Quant au commentaire, … hum … il est au moins sympathique. Le plaisir des deux protagonistes (Arnold et Millius) de se retrouver est palpable : revoir et se remémorer ensemble ce film qui les a rendu tellement populaire. Malheureusement, les deux compères restent trop laconiques. Les détails que l’on attend d’un commentaire manquent. Millius explicite parfois quelques une de ses inspirations (comme le choix de James Earl Jones et de sa « non race »), quelques points nébuleux du script, cite quelques trop rares anecdotes. Mais le gros Arnold ne fait que redécouvrir le film et sa qualité (indéniable), ou se poser des questions pratiques sans intérêts (à quoi sert la fameuse « Wheel of Pain » ?). Les anciens combattants retrouvent leur gloire et leurs amis passés. Quel dommage que la majorité du commentaire soit partagée entre l’autocongratulation (certes méritée mais bon …) et la paraphrase.

Conan le Fils du Futur vol. 1

Conan le Fils du Futur vol. 1Conan le Fils du Futur est la première oeuvre du Maître Hayao Miyazaki. Cette série bénéficie déjà des thèmes favoris de l’auteur, tels l’écologie, les voyages initiatiques ou la réflexion de l’homme sur ses propres actes.
Le début de l’histoire pourra sembler un peu lent, mais c’est au bout de quelques épisodes qu’elle prend toute son empleur. C’est un plaisir d’avoir cette série sur support DVD et nous le devons à l’investissement de l’équipe d’IDP sans qui cela n’aurait pas été possible, notamment car la première version n’est plus exploitable et qu’un nouveau doublage était nécessaire.

L’éditeur a su proposer un DVD de qualité (menus agréables, master en bon état, suppléments intéressants…) même s’il est certain qu’un petit effort sur l’encodage pourrait encore être fait, qu’il serait bon de remédier au problème de rémanence et que l’absence de la VO en rebutera plus d’un.
Pour ceux qui se contentent d’une version française, n’hésitez pas car Conan est bien plus qu’un classique et les fans des oeuvres de Hayao Miyazaki ne pourront pas passer à côté !

Remarque : il n’y a pas de compteur ni pendant les épisodes ni pendant les génériques ! C’est plutôt étrange et dommage…

Malgré l’ancienneté de la série (qui date tout de même de 1978), nous bénéficions d’un master de très bonne qualité. L’image souffre juste de quelques points blancs mais après plus de 20 ans, c’est très satisfaisant.
Globalement, la compression est bonne et bien meilleure que les DVD de Capitaine Flam.
Le plus gênant s’avère être la présence constante d’un effet de rémanence, et les images sombres en font particulièrement les frais.

Globalement, la qualité d’image est pourtant acceptable car au risque de paraître répétitif, il est rare d’avoir une image de cette qualité pour un animé de cet âge…
Espérons pourtant que ce soucis de rémanance ne soit pas présent sur les prochains DVD.

Nous regretterons l’absence de la version originale car l’éditeur la possédait, sans quoi un nouveau doublage n’aurait pas pu être réalisé. Néanmoins, il est probable que les ayants droits ne permirent pas cela, car la série est également en cours d’édition au Japon (rappelons que la zone 2 comprend la pays du soleil levant).

La version française est heureusement de bonne qualité et malgré un son mono, celui-ci est clair et le souffle présent est plutôt faible.

Ce DVD est un nid à bonus ! Pour une série si ancienne, l’éditeur a su nous proposer pas mal de choses intéressantes :
Possibilité de choisir de visionner les épisodes avec ou sans les génériques. Ceci est une habitude chez IDP, mais cette fois-ci, nous pouvons également choisir entre le générique français (réalisé très récemment) et le générique original. Lorsque l’on regarde la série avec les génériques, on ressent les transitions mais elles sont plus propres que celles des DVD du Capitaine Flam.
La filmographie de Hayao Miyazaki : depuis sa naissance à nos jours (présentée en 6 chapitres).
Galerie d’images : principalement des croquis. Dommage qu’elle ne soit pas très étoffée.
Staff par épisode : c’est un véritable respect envers les producteurs car il est très rare de pouvoir connaître le nom de toutes les personnes qui ont participé à un épisode précis. En effet, les génériques originaux présentent généralement des crédits différents à chaque épisode (mais puisque c’est en japonais, la plupart n’y font pas attention). Le fait de proposer le choix de visionner avec ou sans génériques retirant définitivement les crédits, ce supplément est un très bon compromis. De plus, il est possible d’avoir de plus amples informations sur les personnes concernées en cliquant sur leur nom (ce n’est pas très visible mais le nom de la personne sélectionnée est alors en jaune très clair).
C’est le premier DVD à être aussi précis.
Le générique karaoke : il s’agit du générique français de début, chanté et écrit par Jean-Jacques Debout. Il est présenté d’une part en version chanté et d’autre part en version instrumentale. Il est possible d’afficher ou de retirer les sous-titres des paroles.
Les coulisses du doublage (8 minutes) : la première version française de Conan le fils du futur n’étant plus exploitable, IDP a dû réaliser un nouveau doublage. Ce doublage fait appel à la majeure partie des comédiens de la première version et on nous propose ici un petit making off. C’est plutôt intéressant et c’est un plaisir de voir le visage de ces comédiens, entendus dans tant d’animés…
Tous ces suppléments sont proposés dans une partie nommée « le monde de Conan ». Nous notons la présence d’une transition animée lorsque l’on y entre pour la première fois.

Nous avons également droit à plusieurs bandes annonces : Il était une fois… L’Espace Le Film, Sherlock Holmes, Capitaine Flam et San Ku Kaï.

Les menus sont très agréable et dans l’esprit de la série (écologique).

Comme chiens et chats

Comme chiens et chatsAu moment de sa sortie, cette production américaine n’avait soulevé ni les foules ni les critiques. Partant d’une astucieuse idée – même si Hong Kong avait déja instauré le kung-Fu félin – le film ne manque pas de rythme, ni d’humour. Certains passages, comme la scène « Egypte ancienne » ou celles mettant en scène Mister Tinkles, le Chat estampillé Spectre (cf James Bond), sont à hurler de rire. Evidemment quelques scènes familiales apportent leur lot de sentiments politiquement corrects. Cette restriction mis à part, peu de choses viennent troubler le plaisir des petits et des grands. Un DVD à s’offrir en même temps que Shrek.

Une bonne dynamique pour une piste VF ample et claire au niveau des dialogues. A noter que la zone 1 avec une version québecoise est plus agréable que le doublage « spécial Vérité si je mens » proposé. Mais c’est juste pour chipoter.

2 menu : un chien, un chat ; BA VO , Making of HBO (VOST), commentaire audio du réalisateur, producteur, chef décorateur et de Mister Tinkles (VO), effets spéciaux (VOST), Storyboards, bonus cachés. DVD-rom (VO) : Fin alternative, galerie photos, fonds d’écran, accès Internet.

On peut glâner dans les bonus proposés, les passages où sont expliqués la mise en scène des animaux mélant dressage, CGI et animatronics. On regrette que ces documents soient si promotionnels – plus la peine de parler des docs HBO par exemple qui hantent les DVD ricains – et ne soient pas doublés pour être regarder par nos têtes blondes. Pas non plus de jeux. Warner France devrait envoyer à sa maison mère des DVD d’un de ses distribués : France Télévisions Distribution beaucoup plus actif au niveau ludique (cf « Princes et Princesses » et « Pomme d’Api »).